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Différé d'amortissement, définition

Période contractuelle pendant laquelle l'emprunteur ne rembourse que les intérêts (différé partiel) ou rien (différé total) de son crédit immobilier.

Le différé d’amortissement est une période contractuelle, généralement définie en début de prêt, pendant laquelle l’emprunteur ne rembourse pas le capital de son crédit immobilier. On distingue deux types de différés. Le différé partiel (le plus courant) consiste à ne payer que les intérêts mensuels pendant la période de différé, le capital restant intégralement dû. Le différé total (plus rare) suspend le paiement à la fois du capital et des intérêts, qui s’accumulent et se capitalisent (technique de l’intérêt sur intérêt).

Le différé d’amortissement est utilisé dans plusieurs cas typiques. Le PTZ (Prêt à Taux Zéro) accordé aux primo-accédants prévoit un différé total de 5 à 15 ans selon la tranche de revenus du foyer, pendant lequel aucune mensualité PTZ n’est due. Cela permet à l’emprunteur de se concentrer sur le remboursement du prêt principal pendant les premières années, où la charge cumulée est la plus élevée. Pour le crédit immobilier classique en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement), le différé partiel correspond à la période de construction (12 à 24 mois) durant laquelle seuls les intérêts intercalaires sont versés sur les fonds débloqués progressivement par la banque au fur et à mesure des appels de fonds du promoteur, comme rappelé sur service-public.fr.

Le différé d’amortissement présente l’avantage d’alléger la mensualité pendant une période donnée, ce qui peut être stratégique pour anticiper une montée en puissance des revenus, financer parallèlement des travaux ou un loyer transitoire, ou neutraliser temporairement la charge totale d’un projet d’envergure. Son inconvénient est qu’il rallonge la durée totale d’amortissement ou augmente la mensualité post-différé pour rembourser un capital identique sur une durée plus courte. Pour le PTZ, l’effet du différé est compensé par le taux 0 % du prêt aidé, ce qui le rend particulièrement avantageux. Pour un différé négocié sur un prêt classique amortissable, l’effet sur le coût total des intérêts peut être significatif et doit être chiffré précisément avant signature.

Source officielle : www.service-public.fr